On ne va pas vous le cacher : chez Good Taste Police, on adore le travail de Matt Groening* ! Certains témoignent même d’un amour fou pour ses œuvres, à un point où l’on serait capable de vous citer réplique sur réplique issues des Simpson. Alors forcément, l’annonce d’une nouvelle série destinée à Netflix nous a rendu fous d’impatience ! On quitte Springfield et le New-York futuriste de Futurama pour atterrir dans le monde de Dreamland, univers fantaisiste où se déroule l’action de Désenchantée, ou comment les personnages aux yeux globuleux de Groening atterrissent à Westeros.

*NDLR : en vrai, c’est surtout une lubie de Victor, on se demande pourquoi il implique tout le monde !

Bande-annonce en VOST

Retour sur les deux premiers épisodes de Désenchantée (Netflix) par Victor

La première chose qui frappe lorsque l’on met les pieds dans cet univers, c’est la longueur qu’impose Groening. Dites adieu aux vingts minutes de gags proposées dans Les Simpson et Futurama ! Ici, la note d’intention de l’auteur semble être de prendre le temps à la vue des deux premiers épisodes. Une chose peu surprenante de la part de Netflix, qui nous a habitués aux fulgurances et aux durées d’épisodes variables (coucou Bojack Horseman) mais venant d’un auteur adepte d’un humour dynamique et du format « un épisode = une histoire », c’est un changement qui suscite forcément l’intérêt pour celle nouvelle série.

Désenchantée se suit donc comme un véritable feuilleton. D’ailleurs, il n’est pas impossible de penser à Game of Thrones. L’intrigue principale se tourne au départ vers un mariage arrangé auquel Bean, héroïne tenace et confrontée à ses démons, va directement s’opposer. Elle sera accompagnée d’une créature magique nommée Elfo et d’un démon répondant au nom de Lulci. Ensemble, ils vont s’aventurer dans un monde particulièrement violent, appuyée par une touche Groening ici beaucoup plus adulte. Coups bas, insultes et coups d’épées sont nombreux dans ces deux premiers épisodes ! On assiste à une bataille entre des gnomes et des orcs ; à un jeune prince agonisant éternellement suite à un empalement accidentel et la première scène dévoile l’héroïne en arnaqueuse de poker.

L’action et l’humour se veulent destinés à un public plus mature, sans pour autant être aussi trash qu’un South Park ou une série de Seth McFarlane. L’ajout au casting vocal des comédiens Abbi Jacobson et Eric Andre semble le confirmer. Vedettes de shows adulés du public millenial (à savoir Broad City et le Eric André Show), les deux acteurs exposent leurs talents avec des performances entre sarcasme, fragilité et empathie.

Une fois l’univers de Dreamland présenté, l’enjeu du reste de la saison est de voir ce que la série sera capable de nous proposer en termes d’aventure. Pour le moment, on peut simplement vous dire que si vous êtes clients de l’humour des Simpson mêlé à du fantastique, vous avez frappé à la bonne porte avec Désenchantée !

Toutes les images appartiennent  ©Netflix.

Désenchantée (VO : Disenchantment) Couverture du livre Désenchantée (VO : Disenchantment)
Matt Groening
Eric André, Abbi Jacobson, Noel Fielding
Netflix
17 août 2018

Le devoir appelle, mais la princesse préférerait s'en jeter un... Bean l'électron libre énerve le roi quand elle met la pagaille avec ses acolytes, le démon et l'elfe.

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