A tous les garçons que j'ai aimés (Susan Johnson, 2018), couverture
A tous les garçons que j'ai aimés de Susan Johnson, exclusivement sur ©Netflix

A tous les garçons que j’ai aimés (Susan Johnson, 2018) : la critique

Netflix a un gros problème avec ses productions originales : l’ambition. Qu’il s’agisse de Zoé, Extinction, Anon ou The Open House, il manque toujours cette petite chose qui empêcherait ces films de se faire démolir s’il sortaient en salles. Une petite chose dont les comédies et autres teenage movies n’ont pas besoin, puisqu’ils les remplacent par autre chose. Dans le cas de A tous les garçons que j’ai aimés, c’est une bonne grosse dose de bienveillance, de cuteness et de simplicité.

Bande-annonce

La critique de A tous les garçons que j’ai aimés sur Netflix, par Alexandre

Comme tout teen movie moderne, A tous les garçons que j’ai aimés est ché-bran, et je ne demanderai pas pardon d’avoir utilisé son mot. Montage clippesque, photographie indie, inserts de smileys et références aux réseaux sociaux, le film de Susan Johnson n’en évite aucun, mais en fait bon usage. Tous ces ingrédients, déjà vus partout ailleurs, servent un rythme délicieusement enlevé, à l’image des manigances de Lara Jean, héroïne de cette histoire d’amour que l’on voit naître.

C’est là que le film révèle toute sa justesse. N’importe quel autre teen movie un peu malin aurait prétendu déjouer les codes du genre par on-ne-sait-quelle-manoeuvre avant de rappeler à tout le monde que les sportifs sont bêtes, que les blondes sont méchantes et que les seul le gentil voisin vaut le détour. Une sorte de 180° suivi d’un demi-tour, si vous voyez ce que je veux dire. A tous les garçons que j’ai aimés met de côté ce cynisme pour ne garder que la bienveillance (et la niaiserie, je serais idiot de le nier). A l’heure où 13 Reasons Why se tue (désolé) à nous exposer la noirceur de la vie lycéenne, cette comédie romantique fait exactement l’inverse, sans pour autant sacrifier les obstacles sur le « parcours initiatique » de Lara Jean.

Bienveillance et positivisme nourrissent une histoire mignonne que l’on prend énormément de plaisir à suivre, parce qu’elle désamorce habilement les préjugés que l’on a de ce genre de productions. Bien évidemment, c’est rose, gentillet et parfaitement inoffensif, mais qui s’en soucie ? Ne peut-on pas apprécier 90 minutes de rom com sans s’inquiéter de rien d’autre, sans attendre un tournant glauque ou un coup dur pour les personnages ? Bien sûr que si, et A tous les garçons que j’ai aimés semble tout à fait approprié !

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Douce sucrerie pour les timides et les romantiques, A tous les garçons que j’ai aimés ne frappe pas par son originalité, mais par la justesse de ce qu’il raconte. Non, les mecs populaires ne sont pas tous des connards ingrats et oui, le moindre choix peut sembler insurmontable. Les plus sensibles se laisseront emporter. Les plus endurcis, quant à eux…risquent de fondre aussi !

Toutes les images appartiennent à ©Netflix.

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