The Innocents (Netflix, 2018) : couverture
Couverture, série The Innocents, exclusivement sur ©Netflix

The Innocents sur Netflix : critique du pilote

Mine de rien, Netflix commence à fourmiller de séries sympathiques, ou tout du moins correctement réalisées. Orange is the New Black, Ozark, Dark, Narcos, autant de noms prestigieux dont l’existence est permise par les précieux deniers de l’entreprise américaine. Même un Stranger Things, dont le fan service a tendance à nous rebuter, a le mérite d’être soignée. The Innocents pourrait très rapidement rejoindre cette liste. C’est en tout cas la volonté du service de streaming et si le pilote est représentatif de la suite de la première saison, il se pourrait bien que l’objectif soit atteint !

Bande-annonce

L’avis d’Alexandre sur le pilote de The Innocents (Netflix)

Les cinq premières minutes de The Innocents annoncent clairement la couleur : la série serait toute aussi froide que fantastique. On ne parle pas de loup-garous, de vampires ou d’une société dystopique, loin de là. Beaucoup plus terre-à-terre, elle nous expose la fuite de deux jeunes amants, enchaînés à des familles dysfonctionnelles dans une Angleterre sociale fragilisée. Une Angleterre théâtre de phénomènes étranges, à commencer par la capacité à se métamorphoser d’une très mince frange de la population.

Comment ? Pourquoi ? Le pilote a le bon goût de ne pas laisser traîner le suspense et d’éviter la parlotte inutile. A vrai dire, il le fait au point de ne pas présenter réellement d’enjeu pour le reste de la saison, et c’est peut-être bien là sa seule faiblesse. Serait-ce la fuite ? Les explications ? Les retrouvailles entre les personnages ? On n’en sait pas plus. Ce qui nous intéresse avant tout ici, c’est l’introduction des deux principaux protagonistes et notamment June, la jeune fille incarnée par Sorcha Groundsell. Elle est au centre de ce premier épisode et nul doute que son personnage sera le plus amené à évoluer au cours de la saison.

Pour le reste, on est bel et bien face à une série haut de gamme. Décors naturels, photographie classieuse, Guy Pearce, Netflix s’est donné les moyens de mettre en place sa première vraie série purement adolescente (dans le sens Twilight du terme), tout en zappant tout ce qui faisait de Twilight une bluette trop niaise pour convaincre. Pas de relation naissante ici, ni d’excès de niaiserie, juste deux jeunes désireux de quitter leur cocon familial, entamant par là même une sorte de voyage initiatique (qui commence fort, il faut bien le dire).

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En dehors d’enjeux encore bien trop vagues après 50 minutes, The Innocents coche toutes les cases pour captiver les spectateurs sur la durée. Cette nouvelle exclusivité semble apporter une approche différente de la romance fantastique en mettant de côté toute la guimauve dont d’autres oeuvres adorent s’empiffrer. Espérons que l’intérêt se maintiendra sur la durée, mais en 8 épisodes de 45 minutes, le risque est plutôt léger.

Toutes les images appartiennent à ©Netflix.

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