Notre avis sur The Haunting of Hill House (Netflix)
©Netflix

The Haunting of Hill House sur Netflix : notre avis sur les 2 premiers épisodes

Mine de rien, il n’aura fallu qu’un poignée d’années pour que Mike Flanagan se taille une place de choix dans le petit monde des films d’épouvante. Révélé par le très moyen Oculus, le cinéaste américain avait directement enchaîné avec une poignée de petits films de qualité diffusés sur Netflix (Pas un bruit, Ne t’endors pas et Jessie). Sans moyen mais avec beaucoup de bonnes idées, Flanagan a su se constituer un solide début de filmographie, avant d’embrancher sur le monde de la télévision (dans le sens sériel du terme) avec The Haunthing of Hill House, une production originale Netflix (adaptée d’une nouvelle), tournée vers l’horreur à l’ancienne. Et par ancienne, on ne parle pas des premiers slashers ou des films de cannibales, mais plutôt des fantômes et tout ce qui peut se cacher dans les recoins sombres d’une vieille maison hantée…

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Bande-annonce

Faut-il laisser sa chance à The Haunting of Hill House sur Netflix ?

Le premier épisode d’une saison, et d’une série de manière générale, est toujours capital. C’est lui qui « donne le la », pose l’ambiance, les personnages. Si ce n’est pas nécessairement lui qui va nous convaincre qu’une saison vaut le coup d’être regardée intégralement, il n’empêche qu’il sert de socle à tout ce qui va suivre. Dans le cas de The Haunting of Hill House, ce socle n’est pas juste solide : il est incassable. Cette nouvelle création de Mike Flanagan a été largement vendue comme une pure série d’épouvante. Ce qu’on ne nous a pas dit, c’est que le rythme de la série serait aussi lancinant.

Le premier épisode est un modèle du genre. L’épouvante y est quasiment absente et surtout n’est bien souvent que suggérée. Une ombre sous une porte, une silhouette menaçante, Flanagan ne cède pas au sensationnel et confirme dans ses deux premiers épisodes qu’il préfère toucher avec des scènes marquantes que provoquer un sursaut oublié la minute d’après. On pense tout de suite aux scènes des chatons dans le deuxième épisode. Pour le reste, il s’agit d’une sorte de récit familial dans lequel les personnages passent la majorité de leur temps pendu au téléphone. D’accord, on est mauvaise langue, la famille que l’on suit se révèle riche en secrets et autres troubles.

Ce qui nous laisse penser que plus qu’une simple série d’épouvante, The Haunting of Hill House part plutôt comme un drame teinté d’éléments de fantastique. Un peu comme ce que faisait Juan Antonio Bayona dans L’Orphelinat. Lors de ces deux premiers épisodes, on s’intéresse plus à l’aspect rationnel des fantômes, associés à la mémoire et aux souvenirs, qu’à leur potentiel au flippomètre. S’il y a des apparitions spectracles, c’est parce que la mort rôde et le deuil ne cesse de « hanter » les différents membres de la famille. Pour une série de maison hantée, on est loin, très loin de la première saison de American Horror Story, bien plus portée sur le bizarre et la référence. Mike Flanagan préfère une démarche qu’on pourrait presque qualifier de « rétro », tant la série semble désintéressée des codes de l’épouvante moderne. Certes, on ne risque pas d’avoir très peur, mais ça ne veut pas pour autant dire que l’ensemble ne vaut pas le détour, bien au contraire !

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Auparavant limité en temps par le format « long-métrage », Mike Flanagan trouve dans The Haunting of Hill House un parfait moyen d’exploiter tout son potentiel. Le rythme très lent et l’approche quasi-réaliste du paranormal risquent de rebuter quelques spectateurs plus habitués à rentrer rapidement dans le vif du sujet. L’épisode 2 va totalement dans ce sens, en ralentissant encore plus le déroulement de la série là où n’importe quel autre showrunner l’aurait accéléré. Audacieux et déconcertant, mais parfaitement adapté à ce qui risque d’être l’une des meilleures surprises de cette fin d’année si le reste de la saison est du même acabit !

Toutes les images appartiennent à ©Netflix.

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