GTP Awards 2017

Voici venuuuuu le teeeeemps… ♫

Wow. Cette phrase nous dit quelque chose. Attendez voir. Mais oui, mais c’est bien sûr (ça ne veut rien dire), les GTP Awards sont de retour. Forcément, puisque c’est la fin de l’année. Il est temps de faire un petit bilan des 365 jours ou presque qui viennent de s’écouler afin d’en ressortir les plus belles pépites (ou les plus gros tas de merde), dans la joie, la bonne humeur et les crises de foi.

Brève, trêve de blabla introductif, passons à du blabla intéressant. Faites place aux GTP Awards 2018 !


Catégorie du Retour du Roi, mais 15 ans plus tard.

La Planète des Singes : Suprématie

La Planète des Singes : Suprématie

Chaque année, il ne doit en rester qu’un. C’est comme ça. Le film fétiche, le favori, le coup de coeur absolu. On craignait un Affrontement bis. Au final, il n’en est rien : la Planète des Singes : Suprématie est selon nous la conclusion parfaite à une trilogie qui aura su élever le blockbuster à un niveau rarement atteint. Suprématie vous prend par les sentiments en offrant un final quasi anti-spectaculaire à l’épopée de César, personnage inoubliable aidé par une performance hallucinante de Andy Serkis. On était prêt à voir un bon film. Au final, on a eu un très grand film, un blockbuster qui fera date et n’a eu aucune peine à se détacher du flot incessant de platitudes explosives que nous offre chaque été.

Et si à la rigueur les thématiques abordées dans le film, l’aspect religieux ou l’imagerie ne vous ont pas séduit, avez-vous au moins succombé à la puissance de la bande originale de Michael Giacchino ? Orchestrale, excessive, sublime. Giacchino à son meilleur.

Si vous souhaitez lire notre critique de la Planète des Singes : Suprématie, c’est par ici.


Catégorie du film tellement beauf qu’il ferait passer Christine Boutin pour une Femen.

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon

Cendrillon

Il y a deux ans, Pathé avait commis l’impensable : adapter Aladin à la sauce Soda. Pas la peine d’y aller par quatre chemins, le résultats final avait un fort goût de merde. Mais ce n’était rien comparé à ce qui nous attendait. Les Nouvelles Aventures de Cendrillon poursuit “l’oeuvre” de Arthur Benzaquen, en pire. En 10 fois mille. Non, 1000 fois pire même. Ce qui, en notation chiffrée, équivaut à une note de 0,001 sur 10.

Pourquoi autant de violence pour une comédie française en apparence inoffensive à destination de nos chères petites têtes blondes les moins exigeantes ? Pour toutes les raisons du monde et avant tout pour sa misogynie. Cela faisait longtemps que la femme n’avait pas “bénéficié” d’une image aussi dégradante à l’écran. Ce film est nocif, nauséabond, écœurant, de mauvais goût, jamais drôle, beauf, avilissant, jusqu’à l’infini.

Si vous souhaitez lire notre critique des Nouvelles Aventures de Cendrillon, c’est par ici.


Catégorie de la tombe souillée.

Alien Covenant

Alien Covenant

Avez-vous déjà vu Michael Fassbender apprendre la flûte à Michael Fassbender ? Probablement pas, sauf si vous avez chosi de subir Alien Covenant. Comment résumer le film ? Imaginez Ridley Scott vieux retourner dans le temps et mettre le feu au plateau du premier Alien, sous les yeux effarés de Ridley Scott jeune. Covenant est un doigt d’honneur, mais un doigt d’honneur foireux, de ceux qui sont adressés à travers la vitre d’une voiture qui, par manque d’attention, finit sa course dans un mur. Scott envoie balader toute la mythologie de sa propre licence et en retire tout ce qui faisait sa saveur.

Le mystère n’est plus, le Xénomorphe non plus. Il ne reste que deux robots adeptes du touche-pipi et une poignée de personnages dont on n’a rien à carrer, parce que voués à mourir l’un après l’autre, sans le moindre développement. Une sorte de slasher sans frisson, une réinvention sans âme, un simple massacre en règle d’une licence jadis brillante. Chapeau Ridley, chapeau.

Si vous souhaitez lire notre critique de Alien Covenant, c’est par ici.


Catégorie du jump scare qui n’est pas du tout à sa place mais te tétanise ta race quand même.

Nocturnal Animals

#LesVraisSavent

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Catégorie de la meilleure réplique sexuellement transmissible.

The Last Face

Savez-vous pourquoi The Last Face de Sean Penn peut être considéré, non pas simplement comme un mauvais film, mais comme un nanar de compétition ? Pour plein de raisons : son indécence, le propos, la scène de brossage de dents ou encore la performance de Jean Reno en docteur Love (ça ne s’invente pas). Pourtant, ce qui nous a le plus marqué, c’est cette incroyable réplique de Adèle Exarchopoulos, qui avoue à Bardem qu’il serait romantique qu’elle lui refile son VIH. Pour de vrai. Dans un film qui ne fait qu’enchaîner les dialogues abracadabrantesques, c’est la goutte d’eau qui fait déborder les chiottes.

Si vous avez l’occasion de le voir, on vous encourage vivement à sauter le pas. C’est très instructif en plus d’être particulièrement drôle. A savourer entre potes avec une poignée de pintes !


Catégorie du f-BROU BADABOUUM BROUM BROUUUUUUUUUM PFFFFFFFFFFFFFFFFFT BROUBOURBOURBOUUUUUUUUUUM.

Dunkerque

Dunkerque

Si on ne devait retenir qu’une seule chose de Dunkerque, c’est sa bande-son assou-BADABOUUM BROUM BROUUUUUUUUUM PFFFFFFFFFFFFFFFFFT BROUBOURBOURBOUUUUUUUUUUM PFFFFFFFFFFFFFFFFFT BROUM BROUUUUUUUUUM BADABOUUMBADABOUUM PFFFFFFFFFFFFFFFFFT BROUBOURBOURBOUUUUUUUUUUM.

Si vous souhaitez lire notre critique de Dunkerque, c’est par ici.


Catégorie de la routourne qui a mal tourné.

Overdrive

Overdrive

Les voitures, c’est le fun. Cette vérité ne date pas d’hier et même les plus mauvais films motorisés parviennent à offrir un minimum de divertissement. Cette année, plutôt que d’opter pour Fast and Furious, c’est un autre film qui nous a tapés dans l’oeil : Overdrive. Plus con, plus moche et encore moins bien joué, le film de Antonio Negret explose le plancher de la médiocrité sans sourciller. Si la mise en scène bien dégueulasse n’offre rien de moins que du Transporteur rebrandé, les transitions risquent de rester dans les annales : Clint Eastwood annonce le plan, zoom sur son oeil, qui se transforme en roue. Phénoménal. Sensationnel. Megatonnien.


Catégorie du film annuel de Snyder qu’il est malaimé parce que c’est Snyder mais-ah, cette année, c’était effectivement de la merde.

Justice League

Justice League

Zack, tu sais qu’on t’apprécie. On t’apprécie même beaucoup. Tu as su nous faire frémir avec chacun de tes films, de Dawn of the Dead à Batman v Superman en passant par le Royaume de Ga’Hoole. Ta mise en scène bourrine, tes collaborations avec Larry Fong, ta capacité à insuffler du style à chaque plan, ça nous a toujours parlé. Pourtant, cette année, tu as échoué. Ton Justice League est un immense ratage. On sait bien que tout n’est pas de ta faute, que la réception médiocre de ton Batman v Superman a fortement pesé dans la balance. Mais nous ne pouvons pas tout excuser. Tu es responsable de cet échec, au même titre que la Warner, les acteurs et le reste. Déçu nous sommes. Mais nous savons que tu sauras nous contenter avec ton futur Last Photograph. En tout cas, on l’espère !

Si vous souhaitez lire notre critique de Justice League, c’est par ici.


Catégorie du blockbuster tellement malade qu’il finit par te contaminer avec une grosse migraine.

Transformers : The Last Knight

Transformers - The Last Knight

Peu importe ce que nous faisons, peu importe le nombre de films que nous voyons, nous nous devons de citer Michael Bay chaque année. En 2016, il était à la fois à l’origine d’un des meilleurs blockbusters de l’année (13 Hours) et de notre plus grosse attente pour 2017. Une attente qui a pris fin l’été dernier quand Transformers – The Last Knight a débarqué au cinéma. Infiniment plus ambitieux que ses prédécesseurs, ce Transformers nouveau multipliait les pistes à ne plus savoir quoi en faire. Le film partait dans tous les sens, pendant près de 2H30. Michael Bay, plus hystérique que jamais, livre le spectacle le plus extrême, le plus contrasté, le plus fou de l’année. Un bien beau chant du cygne pour le papa de la saga !

Si vous souhaitez lire notre critique de Transformers 5, c’est par ici.


Catégorie du film concept -Pacman- placement produit -Tamagotchi- parce qu’il faut -Scrabble- bien faire rentrer un -Pelforth- peu d’argent dans les -Poce blo- caisses de Sony

Emoji Movie

Emoji Movie

Cette année, même si on a vu un sacré paquet de merdes, aucun n’a provoqué en nous le même énervement que Emoji Movie. Si c’était physiquement possible, nous tordrions le cou de ce supplice putassier, cette pub déguisée, ce cancer pour vos enfants. 1H30 de pub pour les smartphones, les apps, la messagerie instantanée, le cloud. Un immondice, aussi bien moral que visuel.

Si vous souhaitez lire notre critique de Emoji Movie, c’est par ici.


Catégorie du bébé gourmet

Mother!

Mother

Encore une fois, #LesVraisSavent. On n’a pas envie de spoiler et on ne va pas spoiler. Ce serait mal, n’est-ce pas ? Sachez néanmoins que Mother!, 3 mois après, est toujours le même choc, la même folie misanthrope et nihiliste. Darren Aronofsky n’est jamais allé aussi loin et on espère qu’il sera un peu calmé pour son prochain long-métrage, ou il finira par nous tuer.

Si vous souhaitez lire notre ressenti sur Mother!, c’est par ici.


C’est tout pour cette année. On sera de retour début janvier avec nos premiers articles de 2018. D’ici là, mangez bien, profitez de vos familles, de vos cadeaux et du reste !

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