Test de Strange Brigade sur Xbox One

Strange Brigade: un petit thé ka-momie ?

Dans un monde où le jeu multi est dominé par des Fortnite, des PUBG et des Rainbow Six, il faudrait être fou pour sortir un TPS coopératif constitué d’aventures fantastiques que ne renierait pas un certain Indiana Jones, n’est-ce pas ? Visiblement ça n’a pas effrayé Rebellion, qui, galvanisé par le succès des Sniper Elite : Nazi Zombie Army, trouva judicieux de mettre en chantier Strange Brigade. Direction l’Egypte pour cette nouvelle production anglaise pas si différente des précédentes…

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée, fournie par l’éditeur, sur Xbox One X.

Trailer de lancement

Le test de Strange Brigade

Véritable agence tous risques des années 30, la Strange Brigade est une sorte d’unité d’élite des forces coloniales Britanniques de l’époque. Une équipe que l’on envoie aux quatre coins du monde afin d’investiguer sur les différents mystères et autres phénomènes paranormaux de notre planète. Heureuse coïncidence, cette brigade est constituée de quatre membres, un chiffre porte-bonheur quand on commence à parler de coopération en ligne. Chaque joueur peut ainsi choisir l’un des quatre archétypes qui s’offrent à lui, comme par exemple le macho man du groupe Frank Fairburne, que l’on traduira en français par François Justecouille, ou la kényane Nalangu Rushida. Comme chacun sait, les personnages disposent d’une capacité spéciale à choisir parmi plusieurs, déblocables au fur et à mesure de la progression dans les niveaux. Que d’originalité !

Ce premier paragraphe pourrait être associé à n’importe quel jeu en coop à 4 (ou presque). A ce niveau-là, Rebellion ne cherche jamais à réinventer la roue et se contente de piocher dans son sac d’influences à intervalles réguliers pour rappeler au joueur que l’histoire du monde des jeux vidéo ne fait que se répéter. Heureusement, Strange Brigade a pour lui un argument de taille, à savoir son contexte original. Peu de titres osent s’aventurer hors des sentiers battus dans le genre du shooter. Ici, Rebellion nous emmène en Egypte pour mettre fin au retour de la reine Seteki avant même que le reste du monde n’ait le temps de se demander qui c’était. Place donc aux tombeaux, aux momies, aux coffres remplis de trésor et aux… zombies ?!

Loot 4 Dead

Vous avez bien lu, la grande majorité des ennemis que vous aurez à écharper ne sont rien de plus que des zombies. Quoi de plus frustrant que découvrir les vestiges de l’Egypte antique, résoudre des énigmes et amasser un bon paquet d’or avant de se retrouver face à une nuée de zombies ? Parce que pour ce qui est de l’ambiance, Strange Brigade a tout bon et parvient à intégrer cet esprit aventurier à son gameplay. Bien qu’ils ne soient constitués que de couloir et de micro-arènes, les niveaux multiplient les chemins de traverse, au bout desquels on découvre des petites énigmes, qui donnent elles-mêmes accès à des trésors. Souvent, c’est de l’argent. Parfois, des collectibles. Il y a toujours une petite surprise au bout de la route, quelque chose pour récompenser le joueur d’avoir perdu du temps à explorer un sentier annexe.

Mais si ces à-côtés sont appréciables dans les deux ou trois premiers niveaux, ils deviennent vite très redondants. La faute à une absence totale de renouvellement sur la durée. Les mêmes énigmes, les mêmes détours, la même facilité à chaque fois. Si encore la difficulté avait été progressive, on aurait pu conserver une certaine forme d’intérêt, mais même pas. Les mécaniques se répètent jusqu’à plus soif, tout comme l’agencement des niveaux qui cesse de surprendre dès les premiers stages passés. Petits monstres, plus gros monstres, boss, niveau suivant. Sachant que les boss sont souvent les mêmes et que le bestiaire n’est pas des plus variés.

Pourtant, machinalement, on continue. On a beau avoir vu ce passage dérobé 15 fois, on y retourne, la fleur au Westminster, prêt à en découdre avec les hordes de la reine Égyptienne. Il faut dire que les sensations de tir sont loin d’être désagréables, même si le jeu est confronté à de véritables problèmes de précision, notamment lorsque les ennemis approchent. Rien d’insurmontable mais ça peut rapidement devenir frustrant lorsque les hordes se multiplient, et tout particulièrement en mode survie. C’est l’un des trois modes que le jeu offre, entre la campagne et le mode de scoring. Rien de très original, Strange Brigade se contente de faire de l’efficace (et de tirer à mort sur la ficelle, jusqu’à une inévitable rupture).

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En dépit de son immense répétitivité, de son manque de précision parfois rebutant et de son incapacité à se démarquer totalement des précédents jeux de Rebellion, Strange Brigade a un capital sympathie surprenant. Est-ce son charme désuet ? Son accessibilité ? Son narrateur enjoué ? On l’ignore. Tout ce qu’on sait, c’est qu’une fois le pad entre les mains, il est difficile de décrocher avant la fin de la campagne, motivé par une sorte d’optimisme à toute épreuve. Un pur jeu de Rebellion est-on tenté de dire !

Ce test est originellement paru sur le site jeuxvideo24.com.

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