Test de Forza Horizon 4, screen 1
©Microsoft

Forza Horizon 4, l’ultra haute (re)définition du « car porn »

Test de Forza Horizon 4 (Xbox One, 2018)
Release Date
5 octobre 2018
Développeur
Playground Games
Editeur
Microsoft
Supports
Xbox One et PC
Our Score
4.5

Les textes anciens racontent qu’il fut un temps où les jeux de course étaient divisés en deux catégories : l’arcade et la simulation. Deux extrêmes que tout opposait. L’arcade ne savait pas être fine, la simu ne savait pas être fun. Puis débarquèrent les hybrides. Non pas les Prius, Auris et autres Ioniq, mais ces titres qui laissaient plus ou moins le choix. Forza Horizon, sauvage rejeton d’une licence juteuse, faisait partie de cette nouvelle catégorie. Dès lors, il ne s’agissait plus d’arcade et de simu, mais de ceux qui aimaient les courses et les autres. Ceux chez qui traverser un champ de colza provoquait l’euphorie, l’extase. Trois épisodes plus tard, Forza Horizon 4 déboule à toute allure, radio allumée et moteur débridé, bien décidé à conserver égoïstement sa couronne en contemplant ses concurrents par la lunette arrière.

En 6 ans (le temps passe vite), la formule Horizon n’a pas changé de trajectoire. Il s’agit toujours du pendant libéré et furieusement improbable de la série Forza, filant à travers plaines et montagnes sans aucune barrière pour l’arrêter. Les puristes auront beau se questionner sur l’absurdité de voir une Ferrari à flanc de colline, tous les deux ans, le concept séduit toujours autant les intéressés. Qui sont-ils justement ? Des amateurs. Des pros. Des mecs qui veulent juste se balader librement. D’autres qui veulent mater des caisses sous tous les angles. Il n’y a pas de « public Horizon« . Bien évidemment, il faut un minimum d’affinités avec la conduite, et pas celle d’un Mario Kart. Ce qu’on veut dire par là, c’est que Forza Horizon fédère comme aucun autre jeu de voitures.

Forza Horizon 4, comme ses prédécesseurs, refuse de choisir. Il ne veut pas être ce jeu qui tourne à vide dans un monde ouvert trop grand pour ne pas ennuyer. Il ne souhaite pas non plus ne mettre en scène que des bolides. Test de Forza Horizon 4, screen 3Ou ne proposer des courses qu’en ville ou dans la nature. Rien de tout ça. Ce qu’il veut, c’est être LE jeu de voitures. Celui qu’on sort parce qu’on a 15 minutes de libre et qu’on a envie de faire quelques défis. Celui qu’on lance pour se faire une soirée de courses dans la boue avec des potes. Celui qu’on achète parce qu’il propose une collection de voitures ahurissante.

Il faut dire que le contenu, et moins sa quantité que sa variété, a de quoi donner le tournis. Sur une carte pas si gigantesque, Playground Games a intégré de très nombreuses activités différentes, ce qui fait qu’il est difficile de faire deux fois la même chose d’affilée. Un coup, on s’amuse à défier un radar. L’instant d’après, on pourchasse un train pour passer la ligne d’arrivée avant lui. Le titre se renouvelle constamment, à travers ses épreuves mais aussi son système de saisons. Chaque semaine, on passe d’été à automne, d’automne à hiver, et ainsi de suite. Cette mutation entraîne forcément des changements esthétiques, mais aussi mécaniques. La conduite change, les zones accessibles aussi.

C’est d’autant plus bienvenu que le moteur assure un spectacle de tous les instants. Les jeux de voitures sont souvent les mieux lotis quand il s’agit de parler « technique ». Ils font office de vitrine technologique. Forza Horizon 4 s’inscrit totalement dans cette logique et creuse l’écart avec ses rivaux, The Crew 2 en tête. Sans forcer, le jeu est l’un des plus beaux disponibles sur le marché. Qu’il s’agisse de la lumière, des paysages, des modélisations, tout est canon et achève de consacrer Horizon comme le véritable Forza majeur de cette (presque) fin de génération.

N'importe quel amateur de bagnoles pourrait se retrouver dans Forza Horizon 4. Plus qu'un jeu de courses ou de free roaming, ce nouvel opus est la quintessence de la série et du genre en lui-même. Une sorte de best-of tellement peaufiné qu'il serait presque insultant de lui reprocher la moindre petite chose. Les équipes de Playground Games sont passionnées : Horizon 4 suinte l'amour pour les voitures, sous toutes les formes possibles et imaginables.
4.5

Bande-annonce de lancement

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