Trois films à voir et revoir avec Al Pacino

Il a fêté ses 80 printemps le week-end dernier, le nom d’Al Pacino parle à tout le monde. Ce visage ambigu qu’on a pu voir chez Coppola ou Lumet a participé à des moments légendaires du cinéma américain. Mais aujourd’hui, on va vous évoquer trois films moins connus mais qui sont exceptionnels. A l’instar de notre article précédent sur Audrey Hepburn, on vous présente trois films à voir et à revoir avec Al Pacino.

LE PLUS HÉROÏQUE : RÉVÉLATIONS DE MICHAEL MANN (1999)

Quand on vous dit Michael Mann et Al Pacino, vous pensez tous au magnifique Heat sorti en 1995. Pourtant, quatre ans plus tard, ce même duo a signé une autre pépite moins connue. Pacino, ici, enlève sa tenue de super inspecteur pour enfiler celui de journaliste. Dans ce film tiré de faits réels, il incarne le rôle de Lowell Bergman ; un journaliste de l’émission 60 Minutes qui va dénoncer avec le lanceur d’alerte Jeffrey Wigand les dérives d’une société de tabac. Si ce film est évoqué aujourd’hui, c’est en raison de l’évocation puissante que le film fait du métier de journalisme. Mann filme l’obstination professionnelle de Bergman comme la même traque menée par Pacino dans Heat. Un parcours semé d’énormes embûches, imposant des questions d’éthiques conséquentes.

LE PLUS ÉNERGIQUE : L’ENFER DU DIMANCHE DE OLIVER STONE (1999)

Encore un métier filmé comme une vie de guerrier ! Dire d’une performance d’Al Pacino qu’elle est énergique relève de l’euphémisme. Mais dans L’Enfer du Dimanche, il suffit d’une introduction furieuse pour nous mettre en sueur. Oliver Stone filme les coulisses du football américain comme un véritable champ de bataille. On se prend les coups avec douleur, notre regard est perdu à tout moment et celui qui va nous aider à y voir plus clair, c’est l’entraîneur Tony D’Amato joué par Pacino. Ses discours légendaires vont tout faire pour mener son équipe à la victoire. Dopé au son de Fatboy Slim, c’est l’une des meilleurs performances de Pacino et l’un des meilleurs films faits sur le sport.

LE PLUS AUTO-DÉRISOIRE : JACK ET JULIE DE DENNIS DUGAN

On vient de parler de chefs d’oeuvres de Michael Mann et de Oliver Stone, pourquoi ne pas parler de l’un des pires films d’Adam Sandler (qu’on aime d’amour) ? Il ne faut pas chercher grand chose à Jack et Julie, insupportable comédie où le Sandman joue un frère et sa soeur. Néanmoins, pour évaluer le taux de connerie du film, il faut le voir pour contempler le pétage de câble de Pacino, qui joue ici son propre rôle. Le voir parodier Scarface pour une publicité de donuts, c’est un peu comme voir l’équivalent de rien à foutisme de Robert De Niro dans Dirty Papy, on s’y attendait pas, on ne voulait pas vraiment voir ça mais on adore quand même.

Pour voir des films avec Al Pacino :

Heat, Un après-midi de chien, Scarface, L’Impasse et Mélodie pour un meurtre sont à voir sur TCM.

Jack et Julie est disponible sur Netflix. Vous pouvez aussi retrouver The Irishman, oeuvre colossale de Martin Scorsese qu’on avait évoqué ici, sur la plateforme.

Révélations et L’enfer du dimanche sont à voir en VOD.

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