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Underwater, la critique

Décidément, la FOX n’a pas dit son dernier mot face à l’hégémonie industrielle de la firme de Mickey. Après les remarquables mastodontes qu’ont été Ad Astra et Le Mans 66 l’an dernier, les studios surprennent avec un ersatz divertissant d’Alien – Le huitième passager

La punchline aurait dû être Sous l’eau, personne ne vous entend crier. On pourrait facilement rager au départ si on se prend facilement au jeu de la comparaison avec le chef d’oeuvre de Ridley Scott. Une méchante industrie exploratrice, des méchantes bébêtes et une héroïne androgyne qui va devoir sauver son équipage. Tout ressemble aux explorateurs de Weyland Entreprises sauf que nous sommes sous l’eau. Et pourtant, on marche totalement.

Car Underwater nous fait plonger directement au coeur de l’action. Une terrible catastrophe éclate, un groupe de survivants va devoir mené une randonnée sous-marine houleuse pour tenter de s’en sortir. Le hic ? Un gigantesque monstre lovecraftien va leur mettre la misère. C’est tout aussi simple que ça, raconté avec une durée modeste de 1h35 et mine de rien, ça dénote de la production actuelle.

C’est une anomalie de voir une telle production sortir, éloignée de toute franchise déjà existante et de super-heros en collants. Bien sûr, cette tentative n’est pas parfaite. On peut s’agacer devant les codes sur-écrits des personnages (il y a le blagueur, la flippée, le nerd, le capitaine vaillant etc…) et une violence presque lissée à l’écran. Mais on se surprend de voir ces défauts se dissiper par un message particulièrement amère sur le deuil et la culpabilité. La résolution finale est par ailleurs cinglante à ce niveau. Plus on plonge dansUnderwater, plus on coule dans un désespoir cinglant qui donne un vent frais aux blockbusters.

3
Hipster passionné

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GTP soutient PULSE au NIKON FILM FESTIVAL
Court-métrage réalisé par Thomas Barbenson et Morgane Faulkner