RETRO // Pourquoi aime-t-on tant la saga du Labyrinthe ?

En 2014, plein de scepticisme, nous découvrions le Labyrinthe, énième production dystopique à destination des ae-dolescents. L’année avait mal commencé, blasé que nous étions par Divergente, une attitude qui ne sera pas corrigée par le troisième volet de Hunger Games sorti en novembre de la même année. Cependant, au milieu de ce néant cinématographique, les Blocards ont su faire face, à notre plus grande surprise. Chez Good Taste Police, on aime la saga du Labyrinthe. Pas seulement le premier, mais aussi sa suite la Terre Brûlée. Et on va vous expliquer pourquoi.

Le Labyrinthe, Wes Ball

Le Labyrinthe séduit avant tout par la simplicité de son concept. Son immédiateté serions-nous tenté de dire. Une plaine, habitée par des captifs et entourée d’un Labyrinthe dont personne ne sait rien. Au début, la saga ne cherche pas loin et c’est tant mieux. L’arrivée d’un nouveau prisonnier permet de présenter l’univers tout en douceur. Règles de vie, lois, désignations. Rien de bien méchant, juste ce qu’il faut pour repérer qui est qui et qui fait quoi. Une introduction efficace pour un film qui n’aime pas perdre son temps. Le Labyrinthe, sans non plus être complètement hystérique, s’avère être dynamique, nerveux. Il ne s’encombre pas d’éléments superflus et ne fait jamais rien d’inutile. Son intrigue avance vite, ses personnages se développent de manière fluide. On peut dire que Wes Ball, réalisateur de la trilogie complète, sait gérer un rythme et garder l’intérêt du spectateur intact, en lui apportant toujours de la matière sans non plus le goinfrer.

Wes Ball, le vrai maître du Labyrinthe ?

Wes Ball est l’une des autres forces de la saga. Il n’est pas Spielberg, Miller ou Scorcese, loin de là. Il n’est pas un réalisateur de génie. Néanmoins, il s’occupe de l’intégralité de la saga et par extension offre une véritable cohérence à l’ensemble. Le premier Labyrinthe est une énigme. C’est l’histoire d’un mystère à résoudre. Le deuxième est très différent. Le réalisateur met de côté le mystère et une partie de ce qui faisait l’originalité du premier pour passer à quelque chose encore plus vif. La Terre Brûlée est une fuite permanente. Sauf que malgré les différences, ces deux premiers opus semblent tout droit sortis du même moule. Parce que le style est constant, que les incohérences sont rares, que la direction d’acteur et la façon de faire les choses restent les mêmes. Le Labyrinthe est l’une des rares trilogies à bénéficier de l’expertise d’un seul et unique réalisateur. Il nous semble assez compliqué de ne pas aimer le deuxième opus quand on a apprécié le premier. Au pire, on pourra reprocher l’évolution de l’intrigue, qui n’est pas de l’ordre de la mise en scène, mais tout simplement du matériau de base.

Le Labyrinthe - la Terre Brûmée, Wes BallPour le reste, le Labyrinthe offre tout ce qu’on attend d’un divertissement efficace, réussi et surtout loin d’être con. Il fait avant tout l’impasse sur une romance. Les Quatre, les Peeta, on s’en fout. C’est un passage quasi obligatoire dans la littérature Young Adult, mais le Labyrinthe s’en passe aisément. Certes, les personnages sont tous jeunes, parce que l’avenir du monde est toujours entre les mains des ados dans les bouquins pour ados, mais il sont correctement écrits. Leurs réactions sont relativement cohérentes, ils ont des traits de caractère simples et sont tout de suite identifiables. Rien ne sert de multiplier les protagonistes s’il est impossible de leur donner des enjeux, une raison d’être. Or à ce petit jeu, Le Labyrinthe est plutôt doué, sachant que Wes Ball a su s’entourer d’une jolie petite brochette d’acteurs. On citera bien évidemment Dylan O’Brien, impeccable en Thomas à la fois paumé et impliqué. Mais ses acolytes ne sont pas en reste. Will Poulter, Thomas Brodie-Sangster ou encore Ki Hong-Lee, autant de jeunes interprètes convaincants dans leurs rôles respectifs.

Vous l’aurez compris, si le Labyrinthe n’a rien d’un chef d’oeuvre (loin de là), Wes Ball a su mettre sur pied une trilogie des plus réjouissantes, aussi qualitative dans sa première partie que dans la seconde. On se demande si la fin du voyage sera à la hauteur, mais une chose est sûr : en deux épisodes, le Labyrinthe nous aura plus séduit que Divergente ou les deux derniers Hunger Games. Et ça, c’est quand même vachement beau !

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