Promare, la critique

La sortie de la nouvelle production du studio d’animation Trigger affirme une théorie intéressante sur les sorties cinéma de l’été : Pour rafraîchir l’audience avec un bon divertissement, offrez-leur des Mechas qui se bastonnent comme grand spectacle. Souvenez-vous de l’émerveillement devant un Idris Elba bad-ass qui castagnait des Kaïjus dans Pacific Rim en 2013, vous retrouverez ce plaisir décuplé avec Promare, petit bijou d’animation complètement survolté.

La méthode qu’adopte Hiroyuki Imashi est très facile : Rendre l’intrigue la plus simple possible pour privilégier un spectacle renversant au public. Le tout sans prendre le public pour un idiot et proposer un message bienveillant et intelligent. On peut facilement deviner les multiples rebondissements de Promare, il n’y a pas de doute là-dessus, mais est-ce au final le plus important pour apprécier le film ? Evidemment que non, surtout quand on assiste à une bagarre animée entre des robots et des vaisseaux.

Surtout qu’en fin de compte, Promare dépasse la stature prévisible de son scénario par l’écriture de ses personnages. Rien ne semble simple pour ces personnages qui apparaissent au départ comme des archétypes, l’apparition rapide de leurs failles accentue la force empathique que le film adopte envers eux. Le lien qui se crée par exemple entre les deux personnages principaux , le héros tête brûlée Galo et l’ennemi public n°1 Lio Fotia, est d’ailleurs ce qui fera le point fort du film, rappelant même des classiques du cinéma d’action comme The Killer de John Woo ou même Top Gun de Tony Scott (si vous avez vu ce film, on vous défie de ne pas penser à Maverick et Iceman…).

Et si Promare vous semble facile à faire dans son écriture, ne sous-estimez pas l’immense travail accordé à l’animation. Vous ne verrez jamais quelque chose d’aussi électrique que ce film cette année. Défilant son nombre incalculable de plans à une vitesse éclair, ce film est un spectacle à couper le souffle. Les 1h50 de film en paraissent comme une demi-heure. Non seulement son animation va à l’essentiel de l’action mais se paie le luxe d’aller au-delà du scénario pour juste nous offrir des images ahurissantes.

Pour un été où l'animation semble plutôt morose, entre franchises éculées et paresse affligeante, les pompiers de Promare nous sauvent de la sécheresse pour un spectacle démesuré mais jamais gratuit. Un OFNI animé qui fait du bien, ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir ça !
4
Epique
Plus d'articles
cannes dead dont die
CANNES x GTP : The Dead Don’t Die, critique