Ip Man 4 : le film « coup de poing » de l’été

En flânant dans les salles obscures, en plein été, on peut tomber sur des découvertes hors-du-commun. Sorti de nulle part, puisqu’appartenant à une franchise habituellement délivrée en direct-to-video, le quatrième volet de Ip Man offre un vent de fraîcheur tapageur au cinéma d’action. Porté autour d’une légende du kung-fu, cette production chinoise tabasse par sa générosité égale à sa modestie scénaristique. Vous n’êtes pas prêt-e-s pour cet affrontement avec Donnie Yen.

Allier divertissement et politique, ce n’est pas une première, loin de là. Mais succéder des combats impressionnants pour construire un véritable propos sur la mentalité suprémaciste blanche américaine, cela frôle le respect. Ip Man 4 n’est pas là pour rigoler et va directement s’attaquer à mains nues contre le racisme. N’ayez pas peur, la force de son message permet aux novices (comme moi) de la franchise à comprendre totalement ses enjeux.

Nous sommes dans les années 50. On retrouve la légende plus cassée que jamais ; un cancer vient d’être détecté et les rapports avec son fils sont plus que fracturés. Son dernier combat : offrir une dernière chance à sa progéniture en l’inscrivant dans un lycée américain. Mais à peine arrivé sur le sol des États-Unis, Ip Man se rend compte des tensions sévères entre les sino-américains et les américains blancs revendiquant leur supériorité. Heureusement, une série de bastons va mettre de l’ordre dans tout ça et tabasser cette mentalité rétrograde. Et cela, avec une grande classe.

C’est une ambiance vidéo-club que l’on retrouve avec plaisir ici. Le propos du film, tenu avec une simplicité presque manichéenne (ce qui n’est pas forcément pour déplaire), se raconte avec des personnages fortement typés mais qui offrent au protagoniste culte joué par Donnie Yen des péripéties qui se suivent très agréablement. Ainsi, face au super-vilain raciste réfractaire au kung-fu joué par Scott Adkins, une série d’embûches va se confronter au héros pour des scènes spectaculaires. Le cinéaste Wilson Yip fabrique avec sa caméra des effets à couper le souffle pour un résultat détonnant. Il offre une alternative bienvenue à une autre forme de cinéma que les spectateurs ont habitude de voir.

Du grand spectacle qui tabasse !
IP Man 4 est le premier film purement pop-corn que vous verrez cet été. Peu avare en spectacle, il saura combler les fans d’actions purs et durs qui attendent à s’en prendre plein les yeux pour leur retour en salles.
3.5

Bande-annonce

Hipster passionné
La caméra stylo à Hollywood : une étude en quatre blockbusters
Un dossier réalisé par Amaury Foucart