Good Boys, la critique

Film-culte pour toute une génération, Supergrave prenait à retors le teen-movie à la American Pie pour produire un résultat mélangeant potacherie et mélancolie sur une simple histoire d’adolescents voulant aller à une fête. Douze ans plus tard, après une multitude de déviation qu’a emprunté le genre, le même duo de producteurs duplique leur succès à un détail près : On quitte le monde du lycée pour retourner sur les bancs du collège. Avec en tête d’affiche l’enfant-star d’Hollywood, Jacob Tremblay, Good Boys est une redite innocente du précédent succès de Seth Rogen et Evan Goldberg dans l’ère du temps.

Sur le papier, l’impression de voir une copie de Supergrave est palpable. On suit Max, Thor et Lucas, trois élèves de sixième un peu losers qu’on peut facilement comparer comme le crie l’un des personnages à la bande de Stranger Things. Cette bande de potes, surnommée les Bean Bags Boys, souhaite faire une seule et unique chose pour se sentir accepté dans leur établissement : Aller à une fête organisée par l’élève le plus populaire. Une chose qui semble simple mais pour ces collégiens non-préparés aux premières fois, cela leur semble insurmontable et c’est ainsi qu’une simple tâche va entraîner un lot insurmontable de péripéties. Tout cela fait bien sûr repenser au trio mené par Jonah Hill, Michael Cera et Christopher Mintz-Please en 2007. A la différence que cette fois-ci, l’humour de sale gosse laisse place à une innocence réjouissante.

Parce que la comédie dans ce film est plus inspiré de Titeuf que des comédies Apatow. La naïveté des enfants face à des situations plus graveleuses, par les dialogues et une infinité de gags visuels, a de quoi provoquer l’hilarité. Si Jacob Tremblay n’a plus rien à prouver dans son jeu, il faut souligner le talent fou de Keith L.Williams et Brady Noon. Ils volent la vedette à chacune de leurs lignes et à trois, ils forment une bande très attachante, tiraillée par les changements provoqués par le collège. Chacun de ces personnages permet de traiter des sujets sensibles pour des enfants tels que le harcèlement scolaire, la misogynie ou le divorce. Très honnêtement, il est dommage que le film soit classifié R-Rated aux Etats-Unis (mais Tous Publics en France). Avec un humour joyeusement crétin, proche d’un épisode de American Dad! ou de Titeuf, Good Boys propose des leçons de morales bienvenues à des enfants dans notre époque.

Sous des airs de comédie régressive, "Good Boys" a bien caché son jeu et dévoile son progressisme cachée avec brio. La bonne surprise comique du mois !
3.5
Rigolo
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