Après Sans Identité, Non Stop et Night Run, le JCSALMCU (Jaume Collet-Serra And Liam Neeson Cinematic Universe) voit sa famille s’agrandir encore une fois. Les deux bonshommes, après avoir couru toute la nuit pour s’envoyer en l’air ont décidé de se reposer de leur habituel train-train quotidien dans The Passenger. Liam Neeson oblige, on se doute bien que la promenade ne sera pas de tout repos…

Bande-annonce

Ce qu’on a pensé de The Passenger

Déclinable à l’infini façon Martine, Liam Neeson nous invite à prendre part à son quotidien dans The Passenger. Il ne faut que 5 minutes à Jaume Collet-Serra pour nous installer confortablement aux côtés de Michael, vendeur d’assurances tout juste viré de sa boîte, dans une introduction fort sympathique. Forcément, cette première déconvenue n’est que la première d’une longue série pour notre nouveau chômeur puisque ce dernier va se retrouver embarqué dans une histoire à dormir debout.

Si le scénario de ce Passenger se veut plutôt classique et peu surprenant, dans la droite lignée des films d’action “concept” des années 90 (les McTiernan en tête), il permet au réalisateur de jongler avec les genres de manière plutôt habile. Tour à tour huis-clos parano, furieux castagneur, film catastrophe “à la Tony Scott” et film d’otages, The Passenger nous emmène aux quatre coins du genre de manière surprenante et se démène pour se renouveler. Heureusement pour le spectateur, ce melting-pot fonctionne du tonnerre et Collet-Serra parvient à conserver l’intérêt du spectateur intact du début à la fin.

On en viendra à regretter la trop grande générosité du réalisateur à la vue des moyens mis en oeuvre dans The Passenger. Le faible budget dessert la deuxième partie du film, pas avare en SFX cheapos. C’était le prix à payer pour s’offrir une série B variée malgré un approvisionnement en billets limités. 30 millions de dollars, c’est trop peu, sachant que le réalisateur se gave un peu sur la pyrotechnie. A titre de comparaison, Unstoppable de Tony Scott disposait d’un budget de 68 millions de dollars. Ça fait une sacrée différence !

Trop prévisible dans son intrigue, The Passenger surprend par son déroulement format parc d’attractions. Une sorte de “série B world tour”, dans lequel Jaume Coller-Serra revisite une poignée de sous-genres du cinéma d’action pour le plus grand bonheur des spectateurs nostalgiques des années 90. Même si Tony Scott n’a toujours pas d’héritier digne de ce nom, on se réjouit de pouvoir compter sur une poignée de réalisateurs enthousiastes, soucieux de raviver la flamme !

L’avis des p’tits potes de GTP

Découvrez la critique de The Passenger par Victor sur les Brouillons du Cinéma :

“D’un thriller extrêmement classique en somme, le film déraille dans sa dernière partie à une série B complètement dingue, entre baston à coup de guitares, effets numériques cheaps et sur-accélération du train à en rappeler Speed.”

Détails

The Passenger, Jaumet Coller-Serra - Affiche

Réalisateur : Jaume Collet-Serra
Casting : Liam Neeson, Vera Farmiga, Patrick Wilson, Sam Neill
Distributeur : Studiocanal
Date de sortie : 24 janvier 2018
Budget : 30 millions $

Le baromètre Good Taste Police :

Comme après chaque journée de travail, Michael MacCauley, vendeur en assurances, rentre chez lui en prenant un train de banlieue. Durant le trajet, il reçoit l’appel d’un mystérieux inconnu qui le force à identifier un passager caché dans le train. Michael est sommé de le faire avant le dernier arrêt. Pris dans un terrible engrenage, il va alors tout faire pour résoudre à temps cette énigme, tout en essayant de protéger les autres passagers.

 

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