Savez-vous comment on fait une suite facile ? On fait la même chose, en plus gros. Tout le monde a compris ça, depuis la nuit des temps. La MÊME chose. On reprend les MÊMES éléments ou on essaie de les copier. Savez-vous comment on fait une suite facile ratée ? On fait la même chose, en plus gros, mais on oublie qu’on en a quelque chose à foutre. Le concept même de Pacific Rim appelait de nombreuses suites, faciles ou non. Bien tenté !

Bande-annonce

Ce qu’on a pensé de Pacific Rim : Uprising

Pacific Rim avait tout pour lui : des acteurs charismatiques, une ambiance de fin du monde délicieuse, des robots massifs, une BO qui déchire, une DA et des effets spéciaux à se damner. Il posait des bases solides à un univers qui ne demandait qu’à se développer. Hélas, Uprising n’a rien gardé de tout ça. Il a fait l’exact opposé de ce que Pacific Rim faisait si bien. Oubliez les méchas géants lourdaux, l’écriture cliché qui en fait tout juste assez, la mise en scène classe et épique de Guillermo Del Toro et son directeur de la photographie attitré Guillermo Navarro.

On fait un petit listing de tout ce qui ne va pas ? C’est parti : on ne ressent plus la lourdeur des méchas, on s’en fout de la Dérive, les plans sont dégueulasses, les personnages sont écrits avec le cul, il y a une gamine de 14 ans qui dit que c’est mieux quand c’est plus gros (pour de vrai), le twist est con comme pas deux, les acteurs cabotinent tous, le chara design est affreux, la BO est nulle, il n’y aucune surprise, le film se termine sur une bataille de boules de neige, Scott Eastwood arrive à battre son record de transparence, c’est moins beau que l’original qui a 5 putains d’années (COMMENT C’EST POSSIBLE ?!), les robots sont présentés comme des jouets, Charlie Day et Burn Gorman ont dépassé le statut de « Bulk et Skull » et, enfin, il y aura une suite. Please, NOPE.

Pacific Rim : Uprising est une insulte. C’est un gros doigt d’honneur dans ta face, toi amateur de monstres et de robots. C’est une compilation de ce qu’il ne faut pas faire dans une suite. C’est la parodie porno de Pacific Rim, sans le porno. Ou un épisode de la première série Power Rangers, avec un budget phénoménal et la prétention d’être la suite d’un des meilleurs blockbusters de ces 5 dernières années. Une CATA à l’échelle planétaire, aussi irrespectueuse pour son public que pour la licence dont elle prend la relève.

Détails

Pacific Rim : Uprising Couverture du livre Pacific Rim : Uprising
Steven S. DeKnight
John Boyega, Scott Eastwood, Jing Tian
Universal
21 mars 2018
150 millions

Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.
Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel.
Mais lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju. Jake est rejoint par son rival, le talentueux pilote Lambert et par Amara, une hackeuse de Jaeger âgée de 15 ans, les héros du Corps de Défense du Pan Pacific devenant la seule famille qui lui reste.
S’alliant pour devenir la plus grande force de défense que la Terre n’ait jamais connue, ils vont paver un chemin vers une extraordinaire nouvelle aventure.

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