GTP, critique de Pacific Rim : Uprising

CRITIQUE // Pacific Rim : Uprising, de Steven S. DeKnight

Savez-vous comment on fait une suite facile ? On fait la même chose, en plus gros. Tout le monde a compris ça, depuis la nuit des temps. La MÊME chose. On reprend les MÊMES éléments ou on essaie de les copier. Savez-vous comment on fait une suite facile ratée ? On fait la même chose, en plus gros, mais on oublie qu’on en a quelque chose à foutre. Le concept même de Pacific Rim appelait de nombreuses suites, faciles ou non. Bien tenté !

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Ce qu’on a pensé de Pacific Rim : Uprising

Pacific Rim avait tout pour lui : des acteurs charismatiques, une ambiance de fin du monde délicieuse, des robots massifs, une BO qui déchire, une DA et des effets spéciaux à se damner. Il posait des bases solides à un univers qui ne demandait qu’à se développer. Hélas, Uprising n’a rien gardé de tout ça. Il a fait l’exact opposé de ce que Pacific Rim faisait si bien. Oubliez les méchas géants lourdaux, l’écriture cliché qui en fait tout juste assez, la mise en scène classe et épique de Guillermo Del Toro et son directeur de la photographie attitré Guillermo Navarro.

On fait un petit listing de tout ce qui ne va pas ? C’est parti : on ne ressent plus la lourdeur des méchas, on s’en fout de la Dérive, les plans sont dégueulasses, les personnages sont écrits avec le cul, il y a une gamine de 14 ans qui dit que c’est mieux quand c’est plus gros (pour de vrai), le twist est con comme pas deux, les acteurs cabotinent tous, le chara design est affreux, la BO est nulle, il n’y aucune surprise, le film se termine sur une bataille de boules de neige, Scott Eastwood arrive à battre son record de transparence, c’est moins beau que l’original qui a 5 putains d’années (COMMENT C’EST POSSIBLE ?!), les robots sont présentés comme des jouets, Charlie Day et Burn Gorman ont dépassé le statut de « Bulk et Skull » et, enfin, il y aura une suite. Please, NOPE.

Pacific Rim : Uprising est une insulte. C’est un gros doigt d’honneur dans ta face, toi amateur de monstres et de robots. C’est une compilation de ce qu’il ne faut pas faire dans une suite. C’est la parodie porno de Pacific Rim, sans le porno. Ou un épisode de la première série Power Rangers, avec un budget phénoménal et la prétention d’être la suite d’un des meilleurs blockbusters de ces 5 dernières années. Une CATA à l’échelle planétaire, aussi irrespectueuse pour son public que pour la licence dont elle prend la relève.

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