CRITIQUE // Le Labyrinthe – Le Remède Mortel, de Wes Ball

La saga « chouchou » de Good Taste Police arrive à son terme. Lancée il y a trois ans avec succès par le jeune réalisateur Wes Ball, le Labyrinthe avait su élever le niveau des productions adaptées de la littérature young adult. On ne va pas vous la refaire, si vous souhaitez savoir pourquoi on aime la saga, on vous redirige vers notre autre article. Ce qui nous intéresse ici, c’est sa conclusion, que l’on attendait de pied ferme. Wes Ball a-t-il su tenir le rythme sur la trilogie complète ou bien s’est-il lamentablement vautré sur la fin ? On vous apporte notre réponse !

Bande-annonce

Ce qu’on a pensé du Remède Mortel

Note : nous n’avons jamais lu les livres. Mais après avoir vu le film, nous avons jeté un œil au résumé. Surprise : il n’y a quasiment rien en commun. On pourrait presque plus parler d’adaptation libre.

La fin est proche. Soucieux du bien-être de ses amis, Thomas va tout faire pour régler les problèmes de tout le monde. Ce qui nous mène à une intro à mi-chemin entre Mad Max et Fast and Furious 7, en mode gros bourrin. On retrouve le savoir-faire du réalisateur en matière de mouvement. Une parfaite occasion pour revoir les personnages qu’on connaît et de découvrir l’enjeu de cette conclusion, très différente de ses prédécesseurs. Là où le premier jouait sur le mystère et le second sur la fuite, le Remède Mortel s’adonne tour à tour au film de casse, à l’émeute et de manière globale au chaos.

Plus inspiré que jamais, Wes Ball nous emmène dans la Dernière Ville pour découvrir une esthétique plus léchée et un rythme plus soutenu que d’habitude. Même en s’étalant sur 2H20, le Remède Mortel parvient à préserver la tension intacte sur le plus gros du film, avant de basculer dans un spectacle pyrotechnique total. Si on devait résumer cette conclusion en deux mots, ce serait épique et explosive. Wes Ball se lâche et se la joue Michael Bay dans une dernière partie sans la moindre retenue. On ne pensait pas que le Labyrinthe nous mènerait sur ce terrain, la surprise n’en est que plus grande.

Malheureusement, la mécanique pour y arriver est quelque peu usée. Jusqu’ici, on l’avait évité, mais on revient toujours au final à un conflit des classes. C’est aussi bas du front qu’incohérent. On sent d’ailleurs tout au long de cette conclusion que les scénaristes n’avaient pas des masses d’idées pour faire avancer leur intrigue et clore le tout. Les Deus Ex Machina s’enchaînent sans forcément se renouveler et les quelques remous offerts par les personnages ne sont pas toujours bien vus. C’était peut-être le prix à payer pour étoffer une intrigue originellement simple. Il n’empêche que malgré ces faiblesse, le Remède Mortel offre son lot de moments de gloire, d’instants émotion et surtout une véritable fin satisfaisante à l’histoire entamée en 2014.

Plus brouillon que le Labyrinthe et la Terre Brûlée et minée de facilités scénaristiques à peine camouflées, le Remède Mortel n’en reste pas moins la conclusion que l’on attendait. Wes Ball nous prouve encore une fois qu’il sait mettre en scène le mouvement et gérer un budget sans s’économiser. On remerciera encore une fois le réalisateur d’avoir offert au public une seule et unique vision étalée sur trois films. Et ça, c’est suffisamment rare pour être souligné.

Détails

Le Labyrinthe : Le Remède Mortel, Wes Ball - Affiche

Réalisateur : Wes Ball
Casting : Dylan O’Brien, Thomas Brodie-Sangster, Kaya Scodelario
Distributeur : 20th Century Fox
Date de sortie : 7 février 2018
Budget : 62 millions $

Le baromètre Good Taste Police :

Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation Wicked. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du labyrinthe.

 

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