GTP, critique de Game Night (2018)

CRITIQUE // Game Night, de John Francis Daley et Jonathan Goldstein

Un simple détour par Kickstarter et d’autres plateformes de financement participatif ne pourra que confirmer le retour au sommet des jeux de société. Une tendance que la Warner ne comptait pas louper, puisqu’elle nous sort cette semaine Game Night, comédie américaine ludique qu’on aurait eu tort de bouder !

La bande-annonce (en VOST)

Notre avis sur Game Night

Game Night n’aurait pu être qu’une comédie oubliable de plus dans la longue liste des « films de soirées qui tournent au cauchemar », dont le plus fier représentant moderne s’est éteint avec un troisième épisode plutôt médiocre il y a quelques années. Après tout, on retrouve la traditionnelle blague de sperme, les acteurs cabotins, la caution animale, les flingues et les quiproquos. Heureusement, les points communs se limitent à ça. De manière globale, Game Night est bien plus inspiré que n’importe lequel des Very Bad Trip.

Tout d’abord dans l’écriture. S’il abuse un peu trop du comique référentiel, le film offre quelques répliques très efficaces et surtout des situations délicieuses. On pense notamment au passage « chirurgie improvisée » ou à quelques running gags bien placés. De plus, si tous les personnages ne se valent pas, certains, et notamment celui de Jesse Plemons, tirent l’ensemble vers le haut, révélant par la même occasion un vrai talent de l’acteur pour les moments comiques.

Néanmoins, si le film fait déjà bien rire, c’est surtout au niveau de la mise en scène qu’il surprend. Non pas que le film dispose d’une photographie renversante ou de plans jamais vu. Disons simplement qu’il fait bien mieux usage de ses sources ludiques qu’un certain Ready Player One, sorti il y a peu. Filmer des poursuites avec un angle de jeux de course, rendre hommage à Pac-Man sans montrer ni fantômes, ni Pac-Man, c’est le genre de bonnes idées qu’a Game Night pour varier un peu son jeu. Le film n’a pas besoin de licences ou de plaquer des logos en gros à l’écran pour montrer au spectateur qu’il a compris de quoi il parlait. Un peu comme un Scott Pilgrim, sans la fibre nerd ou la finesse.

Plus malin qu’il n’y parait, Game Night est une vraie bonne surprise. Il aurait pu se contenter de ressortir exactement les mêmes ficelles que les autres films du genre, mais a décidé de faire autrement. D’élever son jeu en quelque sorte. Rien d’inoubliable à l’horizon, mais rien de bien déshonorant non plus. Juste de quoi passer un bon moment de rigolade entre amis !

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