Come as you are (Desiree Akhavan, 2018), couverture
©Condor Distribution

Come as you are (Desiree Akhavan, 2018) : la critique

Grand prix au dernier festival de Sundance, Come as you are déboule sur nos écrans pour nous confronter à une réalité éprouvante : l’existence des centres de rééducations chrétiens afin de « soigner » les ados de leur homosexualité. Un sujet difficile dont on va prendre conscience par la justesse de Desiree Akhavan à travers le genre du teen movie.

Bande-annonce en VOST

La critique de Come as you are, par Victor

D’emblée, le film parvient à accrocher le public par une force empathique en nous faisant suivre le parcours de Cameron, héroïne ordinaire jouée par Chloé Grace Moretz. Envoyée par sa famille dans l’un de ces camps, son enjeu va être celui de s’adapter et de lutter contre les normes établies. Bien que l’histoire soit centrée sur une seule personne en particulier, elle a l’intelligence de ne pas nous épargner la gravité de son sujet en mettant en lumière toute une galerie de personnages. Plus on avance aux côtés de Cameron, plus on apprend à connaître ces autres victimes d’une éducation allant au-delà du conservatisme. La légèreté auquel se conforte Cameron au départ devient rapidement plus fragile lorsque arrive une détresse plus forte chez ses camarades, due à une thérapie basée sur la culpabilisation.

La sensibilité qu’apporte Desirée Akhavan offre un véritable cœur à ce petit film qui aligne les clichés d’un film Sundance (oui, il y a les guitares folks en fond sonore lorsque l’on filme une forêt couleur sépia), certes, mais jamais au détriment de son sujet. Come as you are nous confronte à quelque chose existant encore maintenant, qui pourrait faire prendre conscience à un jeune public de cette horreur.

Au final, Come as you are est un film qui surprend par sa profondeur. Pour un jeune public il saura se montrer de manière éducatif pour faire prendre conscience d’une horreur encore présente, et cela entre un ton léger et un autre plus grave. Pour les autres, il se révélera être un teen movie d’apprentissge poignant, dans cette quête d’identité dans une Amérique trop attachée à ses valeurs conservatrices.

Toutes les images appartiennent à ©Condor Distribution.

Plus d'articles
Couverture de Upgrade (Leigh Whannell, 2018)
Upgrade (2018), la critique : can’t stop the bot ?