Divergente

Critiques du placard : Divergente et Divergente 2

Pour fêter la sortie de Divergente 3 : Au Delà du Mur (wouhouuuhouuuu agrougroum), j’ai décidé de ressortir deux anciennes critiques publiées à l’époque sur Another Day with UGC : Divergente, de Neil Burger, et Divergente 2, de Robert Schwentke  (à vos souhaits). Celle de Divergente 3 ne devrait pas tarder…

Divergente, les jeux de la faim du pauvre

Vous n’avez sûrement pas raté cet événement, Divergente 2 sort aujourd’hui ! Mais je ne vais pas vous parler de Divergente 2.

  • Parce que je n’ai pas encore vu Divergente 2
  • Ni le 1.

Mais comme je suis une canaille et que j’ai bien envie d’aller dans les salles pour une bonne tranche de rigolade, j’ai décidé de me mettre à la saga en regardant le premier opus. Et vous savez quoi ? Je sens que je vais vraiment bien me marrer en regardant la suite !

Divergente nous raconte l’histoire de Katriss, une jeune femme forte, sans peur et sans reproche. Elle vit dans une nation futuriste que l’on appellera…comment ça elle n’a pas de nom ? Bon, appelons-la Panem. Cette nation est divisée en cinq districts, que l’on peut nommer (contrairement à la ville, mais on s’en fout) : les Bruyants, les Intellos, les Socialistes, les Naïfs et les Consanguins. Notre héroïne, à la base, c’est une Socialiste, mais comme elle aime bien le bruit, elle va chez les Bruyants après son BEPC. Sauf qu’en fait, elle peut pas choisir, parce que son BEPC lui dit qu’elle a plus d’une caractéristique, ce qui est rare. Bon elle choisit quand même parce que sinon elle devient SDF (Sans District Fixe).

Du coup, elle débarque chez les Bruyants qui ne savent prendre le train que quand il est en marche. On dit que c’est la police de la ville, mais je pencherais plus pour les Yamakasi, des mecs qui courent partout en criant parce qu’ils sont courageux. Logique. Là elle fait des trucs super dangereux de la mort qui tue, comme du paintball qui pique, de la baston qui frappe et des cauchemars, beaucoup de cauchemars. Dure la vie d’un Bruyant. Comme on est dans une dystopie, il y a forcément une histoire d’amour (oui, j’emmerde la vraie définition) entre l’héroïne et un mec improbablement beau, protecteur, charismatique, etc. En gros, le mec que les meufs rencontreront jamais. Il est comme elle, il affronte ses peurs, épitou épitou. Puis là, t’as Rose Dawson du district des Intellos qui lance une révolte contre celui des Socialistes, mais Katriss arrive à tout déjouer parce qu’elle est forte, courageuse, et qu’elle s’en bat les couilles d’y laisser deux parents.

Dans le film, on a du Run Boy Run quand les Bruyants courent (logique), du Ellie Goulding quand les Bruyants tirent (pas logique) et Katriss est joué par Jennifer Woodley. Original.

Quand je dis qu’on va bien se marrer en regardant Divergente 2 : L’Embrasement.

BONUS
Le réalisateur s’appelle Burger. Et dans le film, Katriss mange pour la première fois un burger. C’est drôle. Ah, et les oiseaux, c’est définitivement moins rigolo quand c’est symbolique.

Divergente 2, les Jeux de la Faim du pauvre, mais avec du CGI dedans !

Après avoir causé un sacré bordel en empêchant Rose Dawson de mener à bien ses plans tout à fait diaboliques, Katriss et ses amis de toujours s’en vont du côté des Consanguins, dans une ferme remplie à ras bord de hippies. Là ils vivent des jours paisibles à jouer avec des enfants et à endurer chaque jour l’horrible sourire niais de cette population que l’on croirait tout droit sorti de la petite maison dans la prairie. En parallèle, parce qu’il fallait bien un truc pour remettre la MILF machiavélique sur les rails, on découvre une boîte sortie de nulle part dans une baraque du district des Socialistes. On n’en a jamais parlé jusque là mais il paraîtrait que cette boîte est la chose que Rose veut le plus au monde. Quelle cachottière cette coquine !

Comme vivre d’amour et d’eau fraîche reste une option particulièrement ennuyeuse dans un scénario, les ennuis reviennent au galop, poussant nos amis les fugitifs à…fuir, bah ouais. On passera tour à tour chez les SDF, les Naïfs et les Intellos, dans un déroulement rappelant vaguement le petit train qui fait le tour de Disneyland. Katriss veut donc tuer Rose, qui elle veut récupérer Jeanine pour ouvrir la boîte inventée pour l’occasion. Bagarre, bagarre, repos, bisous bisous, bagarre, repos, bisous, exécution, bagarre, repos, le tout avec une bonne grosse couche de « JE VEUX PLUS PROVOQUER LA MORT DES GEEEEEEEENS » et de regard vide de Quatre. Ouais elle sort avec un mec qui s’appelle Quatre, CA TE POSE UN PROBLEME ?!

On apprend ici que les Bruyants ne sont pas les seuls à monter et à descendre des trains alors qu’ils sont toujours en marche, et que quasiment tout le monde est prêt à vendre son cul pour provoquer un petit rebondissement artificiel et faire dire à toutes les minettes de 13 ans « Oh mais comme je l’avais trop pas vu venir, une dinguerie, je suis trop émotionnellement chamboulée ! ».

Ah, et Katriss a définitivement des problèmes de sommeil. Elle cauchemarde, encore, encore, encore. Et dans ses cauchemars, c’est une sorte d’Action Woman, alors qu’en vrai, elle sait juste chialer et dire merci à Quatre. Précisons aussi que ses cauchemars sont probablement produits par Michael Bay.

Bigger, faster, louder, dumber. Zéro surprise, zéro originalité, zéro talent. Tu m’étonnes que la nana n’avait que 22 ans quand elle a commencé à écrire la saga, il n’y a qu’une jeune pour croire qu’une dystopie ça peut être édulcoré au point de transformer ça en putain de romance.

Qu’est-ce que Naomi Watts et Kate Winslet sont parties foutre là-dedans ?! Et je me demande qui a cru chez Summit que refiler Divergente 2 au mec qui a commis Red et RIPD serait drôle.

Vous savez quoi ? Je sens que je vais vraiment bien me marrer avec Divergente 3 !

BONUS (AVEC DU GROS SPOIL)
Si vous aviez eu des problèmes lors de la scène du couteau à SIDA du premier Divergente, vous aurez droit ici à une paire de ciseaux rouillée. Cette même paire permet à Katriss d’avoir une chevelure parfaitement taillée et dégradée et d’avoir des flashbacks pour rappeler les événements du premier (au cas où vous auriez oublié, ce qui ne serait pas surprenant du tout).

Fun facts :

  • Il suffit de faire arrêter un père malfaisant pour le faire taire pendant 2H.
  • Il suffit de sauver une amie pour lui faire oublier qu’on a buté son ami.
  • Les SDF sont quand même vachement propres.
  • Si tu baises Katriss, tu la reverras pas le lendemain, pauvre bougre.
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