Critique ciné : Divergente 3 – Au delà de la clôture des vieux champs de patates, d’un mec qui ne devrait pas faire de films

Rose Dawson est morte, vive Rose Dawson (ouais, j’entame par un spoil du 2, dans ta gueule). Du coup, l’ancienne dictatrice est remplacée par une nouvelle dictatrice, Ann Darrow, version brune et un peu sale. Quant à Katriss, Quatre et leurs amis de toujours depuis trois jours, ils viennent d’ouvrir un Boxmaster qui leur a annoncé un message absolument horrifiant : la ville de Chicago n’est qu…WAIT WHAT ? Elle a un nom cette ville ? Mais ils le disent dans les deux premiers ? Aucun souvenir. Bref, la ville de Chicago n’est qu’un immense test PARCE QUE PUTAIN LES TESTS C’EST GENIAL DANS LES FILMS POUR ADOS ! Il s’agirait d’une expérience grandeur nature pour trouver un remède. Parce que quand on est un Sang Pur, c’est bien. Mais quand on est un Sang de Bourbe, c’est pas bien !

Qui dit ville test, dit mur. Et qui dit mur, dit grande évasion. Les gentils sortent de la ville avec deux 4×4 et une vieille en déambulateur au cul, se retrouve dans une forêt luxuriante de 50 kilomètres qu’ils traversent à pied en 4 minutes avant d’atterrir dans un désert radioactif gérable en tshirt. C’est qu’ils les portent sacrément bien leurs couilles les minous. Il pleut rouge, le sol est rouge et…oh bordel un ralenti dégueulasse sur un SUV en plein vol avec des voix qu’on entend à vitesse normale. Fuck it, c’est juste moche.

Katriss, Quatre, le batteur et le frère de pute sont recueillis par le bureau de la bonté, un truc du genre, qui veut guérir tout le monde. Il est dirigé par Jeff Daniels, alors qu’il s’est fait virer de la NASA et d’Apple. Même pas foutus de bien lire un CV avant de recruter quelqu’un ces cons. A partir de là, le film devient tout bonnement incompréhensible, il enchaîne rebondissement sur rebondissement sans pour autant empêcher le spectateur de se gratter les testicules par ennui.

Ce qui est fou quand même, c’est qu’en trois films, les personnages sont devenus de plus en plus irritants. Katriss est plus conne que jamais, préférant croire un mec de Dumb & Dumber plutôt que le mec avec qui elle pratique du sexe sauvage. Quatre incarne de mieux en mieux le poisson mort (au moins on note une progression). Le batteur est juste horripilant, croisement entre un mauvais sidekick rigolo (donc un sidekick pas rigolo) et une machine à twists aléatoire. Quant au frère de pute, doit-on réellement le mentionner ? Je veux dire, être charitable avec les mauvais acteurs et les foutre dans des sagas pour ados, c’est chouette. Mais il y a des limites merde !

Autrement, c’est laid, moche, horrible, hideux, immonde. Encore plus que les deux premiers. Le rythme est mauvais, la mise en scène est molle, mooooooooolle, mooooooooooooooooooooooooooolle. J’ai déjà dit que c’était moche ? C’est moche ! Sérieusement, les mecs du bureau ils portent des pantalons de camouflage rouges. Pourquoi ? Le seul truc qu’ils ne font pas quand ils interviennent dans les terres rouges, c’est se cacher, alors pourquoi s’infliger ça ?! Il y a tellement de trucs cons dans ce film, je passerais des heures à tout lister.

Il reste un film, un ! Et vous savez quoi ? On ne se marre plus vraiment devant Divergente.

BONUS (ça devient une tradition pour la saga Divergente)

  • On te laisse croire que le Conseil est important pendant 1H30 et en fait la scène dure 1 minute 30. Tu pouvais pas juste leur passer un coup de fil ?!
  • Y a du foutre orange partout ;
  • Y a du orange partout en fait ;
  • Ce film est moche ;
  • Le seul méchant qu’on voit se faire exécuter, c’est un black ;
  • Katriss apprend à piloter en 30 secondes parce que ça arrange les scénaristes ;
  • Le volume ? Ca occupe de l’espace du gaz ?
  • POURQUOI ILS METTENT DES MURS DANS TOUS LES FILMS ?!
  • Le Mur, c’est une clôture, et le désert, c’est la Marge. Soit on parle d’un champ, soit d’une feuille blanche, mais faut choisir à la fin !
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