Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald, notre critique du film
©Warner Bros

Les Animaux Fantastiques : les Crimes de Grindelwald (2018), la critique

Et non pas de Grinbergen !

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3.5
Zootopius Magicus
Sans folie ni génie, cette suite des Animaux Fantastiques de David Yates nous emmène tout de même une nouvelle fois avec plaisir dans notre monde de sorciers préféré, avant un face-à-face final qui, on l'espère, sera épique à souhait !

Affiche de Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald
Release Date
14 novembre 2018
Réalisateur
David Yates
Casting
Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler
Distributeur
Warner Bros
Budget
200 millions $
Our Score
3.5
Lentement mais sûrement, sans même que l’on s’en rende vraiment compte, le Wizarding World, l’univers partagé mis en place par J. K. Rowling pour contenir toutes ses créations magiques, est un peu en train de devenir le Star Wars des années 2000. Plus qu’un simple phénomène, le monde d’Harry Potter se transforme en véritable petit écosystème. Une bulle si vous préférez, dans laquelle gravite tout ce qui entoure le petit sorcier. Mais si on ose le comparer à Star Wars, c’est parce que le Wizarding World est d’une cohérence qui force le respect, comme peut en attester ce second volet de la trilogie des Animaux Fantastiques.

Au fond, Les Crimes de Grindelwald n’est qu’une suite dans tout ce qu’il y a de plus basique. On poursuit l’intrigue amorcée dans le premier volet, en introduisant de nouveaux personnages, de nouvelles créatures et des péripéties inédites. Il n’y a rien de très original ici. Pourtant, le plaisir est bien là. Replonger régulièrement dans cet univers permet de découvrir son expansion. Chaque statue dissimule une porte dérobée, chaque valise une pièce cachée, chaque coin de rue un illuminé. David Yates, s’il reste un faiseur avant tout, permet à la saga, depuis le cinquième épisode, de profiter d’une vraie continuité dans le style, comme les chapitres successifs d’un même livre. Le réalisateur n’innove jamais mais s’amuse avec l’existant, déforme la réalité en jouant sur les rapports d’échelle. Comme dans le premier donc, sans pour autant lasser.

Peut-on réellement reprocher aux Animaux Fantastiques de ne faire rien d’autre que du Harry Potter post-Ordre du Phénix ? Pas vraiment. Le fait de connaître le terrain ne l’empêche pas d’être agréable à parcourir, bien au contraire. Surtout quand on retrouve des visages familiers au détour d’un fan service correctement dosé et d’une unicité de ton d’une efficacité monstrueuse. Pourtant, on ne peut s’empêcher de pester contre un certain manque d’ambition, d’autant plus que le scénario est dilué pour mieux préparer une conclusion qui s’annonce mémorable. On sourit sans jubiler, devant à un film qui, plus que jamais, se révèle être un poil trop mesuré.

Bande-annonce en VOST

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