Un acteur « wannabe bankable again », une pirouette scénaristique débile, des influences pas complètement assumées : qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? 24H Limit a tout du DTV dont on se demande pourquoi il se retrouve au cinéma. Regardez ce titre bon sang ! Comment ne pas se dire qu’on va se retrouver face à une fumisterie interchangeable avec les 367 précédents films du même genre ? C’est impossible. Il n’empêche qu’Ethan Hawke qui cabotine et quelques litres de sang nous ont presque convaincu. Presque.

Bande-annonce

Ce qu’on a pensé de 24H Limit

Tout ce qui touche de près ou de loin à John Wick passe forcément par Good Taste Police. C’est normal. 21H Limite partage beaucoup de choses avec le Baba Yaga, à commencer par une mention sur son affiche. Et oui, ça ne trompe pas. Deuxio, c’est encore l’histoire d’un mec qui a perdu un ou plusieurs proches et se retrouve contraint par la force des choses à revenir à son passé plus que douteux de mec qui fait pas de cadeaux. Pas de chien assassiné ici, juste un mec qui meurt et ressuscite. Rien. Que. Ça.

Donc on suit les aventures de Zombie Hawke qui souhaite rétablir la justice en se lavant la conscience pendant les 24 heures qui lui restent à vivre. Aussi con soit-il, le point de départ de l’histoire est déjà vu. Comme quasiment toutes les scènes du film. La plage en flashbacks surexposés, le bro passé du côté obscur, le grand patron barbu aux cheveux blancs. Tout est prémâché, ce qui rend l’écriture particulièrement indigeste. En plus, les dialogues sont d’une pauvreté abyssale. Mais ça passe. Partiellement.

Voyez-vous, il existe deux 24H Limit. Le premier dure 1H10, alterne clichés et fulgurances visuelles (les scènes d’action ont le mérite d’être pêchues) et se coltine une photo assez dégueulasse. Le deuxième dure 20 minutes et constitue une entrée assez brutale dans un autre monde : celui du grand final bien éclairé, ultra stylisé, gore à souhait, explosif. Comme si d’un seul coup, un autre réalisateur avait pris la place du premier. De passable, le film se transforme en quelques instants en quelque chose de beaucoup plus sympathique Certes, ça ne dure que 15 ou 20 minutes, mais ça fait un bien fou. Pas de quoi arriver au niveau de jouissance d’un Hyper Tension, mais pas non plus de quoi pleurer autant que devant un Taken.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, 24H Limit est un DTV-mais-en-fait-non à deux têtes, un film qui aurait dû être fade car générique et finalement se retrouve complètement bancal donc pas complètement à jeter. Vous suivez ? Il est pile à la moyenne, coincé entre une écriture de merde et quelques passages qui ont vraiment de la gueule. Étrange, très étrange.

Détails

24H Limit, Brian Smrz - Poster

Réalisateur : Brian Smrz
Casting : Ethan Hawke, Rutger Hauer, Paul Anderson, Xu Qing
Distributeur : SND
Date de sortie : 17 janvier 2018
Budget :

Le baromètre Good Taste Police :

Travis Conrad, tueur d’élite d’une organisation paramilitaire, est tué en mission en Afrique du Sud. Mais une procédure médicale expérimentale mise en place par ses employeurs le ramène temporairement à la vie, lui offrant 24 heures supplémentaires. Dans cette course contre la mort, comment Travis va-t-il pouvoir se sortir de ce piège ?
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