The Visit, Split, Get Out, Pas un Bruit, au fil des années, la maison Blumhouse a su se créer une solide réputation dans un paysage horrifique parfois déprimant. Si Jason Blum abuse parfois de son envie de suites faciles, il est aussi capable de nous offrir des petites pépites d’originalité dans un genre qui en a bien besoin. En manque de home invasion ? Blum a la solution. En manque de grand-père scato ? Blum a la solution. En manque de slasher ? Blum a Happy Birthdead.

Résumé

Prisonnière d’une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s’achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l’identité de son tueur ?

L’avis de GTP

Vous avez lu le synopsis ? Vous l’avez deviné : Happy Birthdead, c’est un Jour sans Fin, avec un tueur dedans. Ni plus, ni moins. Cela signifie que tous ceux qui ont vu l’original seront en terrain conquis. Tout y est. Le faux espoir, la tentative de fuite, le discours sur l’amélioration personnelle ou encore l’énumération des événements à venir pour prouver la véracité de la situation. On est même surpris de ne pas voir une marmotte glissée dans un coin pour bien appuyer le clin d’oeil, déjà bien balourd lors du final.

Pourtant, si l’ensemble paraît déjà vu (parce qu’il est déjà vu, hein), Happy Birthdead ne manque pas de charme. Ni aussi gore qu’un Babysitter, ni aussi déjanté qu’un Detention, il offre une intrigue sympathique que l’on suit sans déplaisir. Les quelques rebondissements sont plus ou moins prévisibles mais son originalité par rapport aux autres slashers lui permet de se détacher du lot.

Les acteurs ajoutent un peu de sympathie au film. Sans être exceptionnels, ils remplissent convenablement la case teen movie. C’est ce qu’on appelle « faire le taf ». Pareil sur le plan visuel. Si le film n’est pas inventif, il n’en reste pas moins efficace et sait ménager ses effets (visuels). On regrettera juste l’absence quasi totale de sang. Le film aurait gagné à être moins radin dans le gore, quitte à virer à l’orgie de barbaque.

Après l’horreur raciste et l’horreur gérontologique, Blum nous emmène dans l’horreur temporelle à travers un Happy Birthdead attachant. Malheureusement, à force de trop copier son modèle, le film perd en singularité ce qu’il récupère partiellement en efficacité. On lui préférera un Triangle bien plus malin et travaillé ou un Detention en totale roue libre. Les amateurs de slashers en auront tout de même pour leur argent, surtout en cette période de disette.

Détails

Réalisateur : Christopher Landon

Casting : Jessica Rother, Israel Broussard, Charles Aitken

Distributeur : Universal

Date de sortie : 15 novembre 2017

Budget : 5 millions $

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